Il existe différents types de déodorants, qui s’utilisent de manière variée et ont des effets différents.
Les sprays sont le type de déodorant le plus répandu et s’appliquent simplement sur la peau. Ils sont rapides et faciles à utiliser et offrent en général une bonne protection contre la transpiration et les odeurs.
Les roll-on s’appliquent en faisant rouler la bille du déodorant sur la zone concernée. Ils offrent un effet similaire aux sprays, sont souvent plus doux pour la peau et tiennent généralement plus longtemps.
Les crèmes déodorantes s’appliquent sur la peau et doivent être complètement absorbées avant d’enfiler des vêtements. Elles sont plus douces pour la peau que les sprays et les roll-ons et offrent souvent une action longue durée.
Les sticks ressemblent aux roll-on mais sont sous une forme plus solide. On les frotte sur la peau à l’aide du stick. Les sticks sont particulièrement pratiques en déplacement et offrent en général une bonne protection contre la transpiration et les odeurs.
Les déodorants cristallins sont souvent fabriqués à partir d’alun de potassium et offrent une alternative naturelle aux déodorants conventionnels. Ils s’appliquent sur une peau humide et forment une couche invisible qui inhibe la croissance des bactéries responsables des odeurs.
Les déodorants naturels sont élaborés à partir d’ingrédients naturels tels que l’huile d’arbre à thé, la sauge ou la lavande et constituent une alternative aux déodorants traditionnels contenant des ingrédients chimiques. Ils peuvent se présenter sous forme de sprays, de roll-on ou de crèmes et offrent souvent une solution douce mais efficace contre la transpiration et les odeurs.
Parmi les ingrédients les plus courants des déodorants figurent des composés d’aluminium comme le chlorure d’aluminium et l’aluminium-zirconium. Ils réduisent la production de sueur et diminuent ainsi les odeurs corporelles.
Un aspect important de l’utilisation de l’aluminium dans les déodorants est le type de sels d’aluminium employés. Si les sels d’aluminium sont synthétiques, comme le chlorure d’aluminium ou les hydrates d’aluminium, ils peuvent se dissoudre facilement en ions aluminium et ainsi pénétrer dans l’organisme. Il est donc conseillé de choisir des déodorants contenant des sels d’aluminium qui ne se décomposent pas aussi facilement en ions aluminium (par ex. aluminium-zirconium-tetrachlorohydrex glycine).
Il existe des normes pour l’utilisation sûre de l’aluminium. L’Autorité européenne de sécurité des aliments a déjà fixé en 2008 une valeur pour l’apport inoffensif en aluminium. Néanmoins, l’utilisation de cosmétiques contenant de l’aluminium est controversée, car elle peut augmenter l’apport total en aluminium dans l’organisme. L’Institut fédéral d’évaluation des risques met en garde contre le dépassement de la dose hebdomadaire tolérable de 1 mg d’aluminium par kg de poids corporel.
Même si les études et les données sont limitées, il convient de tenir compte de l’effet cumulatif de l’aluminium provenant d’autres sources. L’Institut fédéral d’évaluation des risques estime que de nombreux consommateurs ingèrent déjà de fortes quantités d’aluminium par l’alimentation et atteignent ainsi leur dose hebdomadaire tolérable. Si des produits cosmétiques contenant de l’aluminium, comme des déodorants, sont utilisés en plus, la quantité hebdomadaire tolérable d’aluminium peut être dépassée. Des inquiétudes existent quant aux éventuels effets sur la santé de l’aluminium, notamment en ce qui concerne le risque de cancer du sein et d’Alzheimer.
De plus en plus de personnes optent donc pour des déodorants sans aluminium. Ils contiennent une variété d’ingrédients qui contribuent à réduire ou éliminer les odeurs corporelles.
Une des différences entre les déodorants avec et sans aluminium réside dans leur mode d’action. Les déodorants sans aluminium empêchent la formation d’odeurs en limitant la prolifération des bactéries responsables des mauvaises odeurs et en contenant des parfums qui masquent l’odeur de la sueur. Les déodorants contenant des sels d’aluminium réduisent en plus la transpiration en resserrant partiellement les conduits sudoripares.
Les déodorants sans aluminium sont au départ parfois moins efficaces, car le corps doit d’abord s’habituer à transpirer sans sels d’aluminium. Lors du passage à un déodorant sans aluminium, il faut un certain temps pour que tous les résidus de sels d’aluminium disparaissent et que le corps réapprenne à réguler la production de sueur. Le processus de désintoxication varie d’une personne à l’autre et peut durer jusqu’à 14 jours.
Un ingrédient fréquemment utilisé dans les déodorants sans aluminium est le bicarbonate de soude (ou bicarbonate). Cette substance a la capacité naturelle d’absorber les odeurs. Le bicarbonate est souvent combiné à d’autres ingrédients comme l’huile de coco ou le beurre de karité pour obtenir une consistance crémeuse.
Les huiles essentielles sont un autre ingrédient populaire dans les déodorants sans aluminium. L’huile d’arbre à thé est fréquemment utilisée pour ses propriétés antimicrobiennes et antibactériennes.
Le ricinoléate de zinc est un ingrédient d’origine naturelle employé dans les déodorants sans aluminium. Il s’agit d’un sel de zinc de l’acide ricinoléique, issu de l’huile de la graine de ricin. Le ricinoléate de zinc a la capacité de neutraliser les mauvaises odeurs en les absorbant. Les déodorants sans aluminium représentent une alternative intéressante pour les personnes ayant la peau sensible ou des réactions allergiques à l’aluminium.
Il vaut la peine d’examiner la composition des déodorants et, si nécessaire, de passer à des produits sans aluminium !

