Les pellicules du cuir chevelu ne sont pas seulement un souci esthétique, mais aussi un signe visible que l’équilibre fragile du cuir chevelu est perturbé. Il s’agit de cellules mortes de la peau qui se détachent naturellement sans qu’on le remarque. Mais lorsque ce processus est altéré, ces cellules se regroupent en flocons blancs ou jaunâtres, bien visibles dans les cheveux ou sur les vêtements.
On distingue généralement les pellicules sèches et les pellicules grasses. Les pellicules sèches sont fines, blanches et tombent comme une poussière légère. Elles sont souvent causées par le chauffage, la chaleur ou une peau sensible.
Les pellicules grasses, en revanche, sont plus épaisses, collent aux cheveux et au cuir chevelu, et présentent un aspect huileux. Elles résultent d’une production excessive de sébum. Le micro-organisme Malassezia globosa, naturellement présent sur le cuir chevelu, joue un rôle clé dans ce processus. En décomposant les graisses, il produit de l’acide malique, une substance irritante à laquelle près de la moitié des individus sont sensibles.
Les causes des pellicules sont aussi variées que leurs manifestations. Les pellicules sèches sont souvent provoquées par des facteurs externes. Les shampoings agressifs et dégraissants, les douches chaudes, l’air sec ou un climat trop chaud déséquilibrent le cuir chevelu. Celui-ci se déshydrate, devient irrité et commence à desquamer, surtout en hiver ou sur une peau sensible.
Les pellicules grasses apparaissent suite à une production excessive de sébum, où les cellules mortes se mélangent au gras. Elles se manifestent souvent au niveau des racines, du front ou des sourcils, et s’accompagnent de démangeaisons. La levure Malassezia furfur joue un rôle central, car elle prolifère rapidement en cas de barrière cutanée altérée ou de système immunitaire affaibli. Le stress est aussi un facteur fréquent, car il affaiblit les défenses naturelles et peut altérer la qualité de la peau.
Les variations hormonales (comme à la puberté, durant la grossesse ou à la ménopause), un soin inadapté, une prédisposition génétique ou encore des maladies de peau telles que le psoriasis, l’eczéma séborrhéique ou la dermatite atopique peuvent aussi être en cause. En cas de démangeaisons fréquentes ou de pellicules persistantes, il est recommandé de vérifier l’éventuelle présence de troubles cutanés ou d’allergies, surtout si les produits classiques restent inefficaces. Dans ce cas, consulter un dermatologue est conseillé pour identifier la cause et adopter le bon traitement.
Les pellicules sèches passent souvent inaperçues jusqu’à ce qu’on les remarque sur des vêtements foncés. De minuscules particules blanches tombent légèrement du cuir chevelu et se déposent sur les épaules ou les cols. Elles sont légères, sèches et presque poudreuses, ce qui les distingue des pellicules grasses.
Ces pellicules s’accompagnent fréquemment de démangeaisons. Le cuir chevelu devient sec et tiraille, il est irrité et réagit aux frottements ou aux soins capillaires. Parfois, de légères rougeurs peuvent apparaître, surtout si l’on se gratte, provoquant d’autres irritations.
Oui, en effet, les hommes sont généralement plus sujets aux pellicules que les femmes. Cela s’explique par leur profil hormonal et la structure particulière de leur peau. Les hommes possèdent des glandes sébacées plus développées et produisent plus de sébum, sous l’influence de la testostérone. Cette surproduction crée un terrain favorable au développement de la levure Malassezia furfur, naturellement présente sur le cuir chevelu. Si elle se multiplie excessivement, cela entraîne des démangeaisons, des inflammations et des pellicules grasses.
Le problème est souvent accentué durant l’hiver. L’air chauffé à l’intérieur et le froid extérieur assèchent davantage la peau ou perturbent la régulation du sébum – chez les hommes comme chez les femmes. Mais les hommes y sont plus sensibles à cause de leur production hormonale de sébum.
Les pellicules résultent soit d’un manque d’hydratation, conduisant à des pellicules sèches, soit d’une surproduction de sébum, causant des pellicules grasses. Une carence en vitamines ou minéraux peut également favoriser leur apparition. Un soin ciblé aide à rétablir l’équilibre du cuir chevelu.
Se laver trop souvent irrite le cuir chevelu, pas assez le rend gras. Il faut trouver le bon équilibre.
L’idéal est de se laver les cheveux deux à trois fois par semaine avec un shampoing doux antipelliculaire. Cela élimine l’excès de sébum et les cellules mortes, grâce à des agents actifs antifongiques, apaisants ou hydratants. Trop de lavages dessèchent la peau et aggravent les pellicules. Trop peu, et le sébum s’accumule, favorisant les pellicules grasses.
Les pellicules sont très fréquentes et prennent des formes variées. Elles sont souvent dues à un déséquilibre du cuir chevelu, qu’un soin adapté peut généralement corriger. En étant attentif aux besoins de son cuir chevelu et en adoptant une routine régulière, on favorise durablement un cuir chevelu sain et confortable.


