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Hypoglycémie

Ce manque d'énergie peut être plus dangereux que vous ne le pensez

L'hypoglycémie est parfois plus dangereuse qu'on ne le croit - elle peut survenir de manière inattendue et perturber le quotidien de nombreuses personnes. Les conséquences d'une sous-glycémie peuvent être dramatiques : d'une faiblesse soudaine à une perte de connaissance. Les personnes atteintes de diabète sont particulièrement à risque, mais d'autres facteurs peuvent aussi jouer un rôle. Que se cache-t-il derrière cet état sournois et comment s'en protéger ?

Qu'est-ce que l'hypoglycémie (sous-glycémie) ?

Une hypoglycémie, couramment appelée sous-glycémie, survient lorsque la glycémie descend en dessous de 45 milligrammes par décilitre (mg/dl). Normalement, le corps, avec l'aide d'hormones, maintient la glycémie stable entre 70 et 100 mg/dl. Le seuil auquel une hypoglycémie se manifeste varie d'une personne à l'autre. Certaines personnes ressentent des signes dès environ 50 mg/dl, tandis que d'autres ne présentent pas de symptômes même à des valeurs plus basses.

On distingue les hypoglycémies légères et graves. Les hypoglycémies légères commencent en dessous de 70 mg/dl, les hypoglycémies graves surviennent en dessous de 54 mg/dl. Les personnes diabétiques sont particulièrement exposées aux épisodes d'hypoglycémie, principalement en lien avec un traitement à l'insuline.

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  • Les hypoglycémies doublent le risque de mort subite chez les patients diabétiques et augmentent à long terme le risque d'infarctus, le taux d'infarctus augmentant de 20% dans les six mois suivant une hypoglycémie.
  • Les hypoglycémies répétées augmentent non seulement le risque de graves problèmes cardiaques, mais peuvent aussi diminuer la capacité à percevoir les hypoglycémies futures et accroître nettement le risque de démence.
  • Les hypoglycémies nocturnes non détectées peuvent provoquer fatigue et maux de tête le matin. Le corps y réagit par la libération d'hormones de stress, qui peuvent entraîner une élévation de la glycémie connue sous le nom d'effet Somogyi. Des glycémies basses au réveil peuvent aussi indiquer une hypoglycémie nocturne.

Quels sont les symptômes de l'hypoglycémie ?

Les symptômes d'une hypoglycémie apparaissent généralement lorsque la glycémie chute en dessous de 60 mg/dl. Chez certaines personnes, les symptômes peuvent néanmoins survenir à des valeurs plus élevées, notamment en cas de baisse rapide de la glycémie, alors que d'autres ne les ressentent qu'à une chute plus marquée.

Les hypoglycémies légères s'accompagnent souvent de sueurs, nervosité, tremblements, étourdissements, palpitations et d'une faim intense. Ces signes sont provoqués par la libération d'adrénaline, qui incite le corps à libérer du glucose de ses réserves. Cette réaction ressemble à une attaque de panique, car l'hormone entraîne des effets physiques similaires.

Lors d'hypoglycémies plus sévères, lorsque l'apport en glucose est perturbé, d'autres symptômes peuvent apparaître. Ceux-ci comprennent vertiges, fatigue, faiblesse et céphalées. Des difficultés de concentration, une confusion et une élocution imprécise peuvent également survenir. Dans les cas graves, des troubles visuels, des convulsions et même un coma peuvent se produire. Ces symptômes plus sévères résultent d'un apport en glucose insuffisant pour le cerveau.

Les signes d'une hypoglycémie peuvent survenir brusquement ou progressivement et évoluer rapidement d'un léger malaise à une confusion sévère. Chez les personnes présentant des hypoglycémies fréquentes, par exemple des diabétiques de longue date, les signaux d'alarme précoces peuvent être atténués, ce qui peut conduire à des complications graves sans avertissement, comme une perte de connaissance ou un coma.

À quelle fréquence contrôlez-vous votre glycémie ?

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Quelles sont les causes de l'hypoglycémie ?

Chez les personnes atteintes de diabète sucré, les hypoglycémies sont fréquentes, principalement à cause de la prise de médicaments hypoglycémiants tels que l'insuline ou les sulfamides hypoglycémiants. Ces médicaments peuvent fortement abaisser la glycémie, surtout s'ils sont mal dosés ou si la glycémie n'est pas contrôlée régulièrement.

Les groupes à risque incluent les diabétiques atteints d'une maladie rénale chronique, les personnes âgées et les personnes souhaitant perdre du poids. Les hypoglycémies peuvent aussi être causées par des repas retardés, un apport insuffisant en glucides ou une activité physique intense après la prise de médicaments.

D'autres médicaments comme le pentamidine ou la quinine peuvent également provoquer des hypoglycémies. L'alcool augmente le risque car il abaisse la glycémie et peut altérer la perception des symptômes. Des hypoglycémies graves répétées peuvent aussi perturber la perception des signes d'hypoglycémie, augmentant ainsi le risque de complications de santé.

Les pics et chutes de glycémie sont-ils sains ?

Les pics de glycémie sont une réaction naturelle de l'organisme, notamment après des repas riches en glucides. Des pics fréquents peuvent toutefois conduire à un état hyperglycémique favorisant le stress oxydatif et l'inflammation. Cet état nécessite une sécrétion accrue d'insuline, ce qui peut, à long terme, réduire la sensibilité à l'insuline et entraîner une élévation persistante de la glycémie.

Les conséquences à court terme des pics glycémiques sont des fringales, de la fatigue et des troubles du sommeil. À long terme, ils peuvent favoriser des maladies chroniques comme le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires et d'autres problèmes de santé. Une régulation équilibrée de la glycémie est importante pour limiter les risques pour la santé.

Hypoglycémie constante sans diabète ?

Même si les personnes non diabétiques ne souffrent généralement pas d'hypoglycémie, il peut survenir dans certaines situations des épisodes de sous-glycémie accompagnés de tremblements, pâleur, palpitations et fringales. Les personnes très minces rapportent plus fréquemment ces signes. Ces symptômes n'indiquent pas nécessairement un diabète.

En règle générale, un organisme sain réagit à la baisse de la glycémie en libérant les réserves de sucre du foie pour maintenir la glycémie stable. Dans certaines circonstances, une hypoglycémie peut toutefois se produire. Parmi celles-ci figurent les jeûnes prolongés, la consommation d'alcool ou de café ainsi qu'une activité sportive intensive sur une période prolongée. La consommation de repas riches en glucides peut aussi provoquer une hausse transitoire de la glycémie, suivie d'une forte sécrétion d'insuline qui fait retomber la glycémie.

La plupart du temps, les symptômes d'une hypoglycémie chez les personnes non diabétiques sont bénins et peuvent être corrigés rapidement par des collations ou boissons sucrées. Il est toutefois important de rester prudent quant à l'apport en glucides, car un excès de sucre peut entraîner une nouvelle sécrétion d'insuline, augmentant ainsi le risque d'une nouvelle chute de la glycémie.

Qu'est‑ce qui est plus risqué : hyperglycémie ou hypoglycémie ?

Les risques d'une hyperglycémie et d'une hypoglycémie sont importants, mais diffèrent en gravité. Une hypoglycémie peut survenir occasionnellement chez des personnes en bonne santé, tandis qu'une hyperglycémie est toujours pathologique et a des effets néfastes sur le système cardiovasculaire et le cerveau. Une glycémie élevée de façon chronique peut endommager les vaisseaux et est associée à des troubles cognitifs. Des études montrent qu'une hyperglycémie aiguë chez des patients atteints de diabète de type 1 affecte la mémoire de travail et peut, à long terme, être liée à des lésions cérébrales.

Un autre aspect important est la variation de la glycémie à jeun, qui survient indépendamment du diagnostic de diabète et est associée à un risque accru d'artériosclérose. Cela signifie que même les personnes sans diabète peuvent subir des dommages à long terme en cas de glycémie élevée persistante. Les hypoglycémies, en revanche, surviennent souvent après une hausse rapide puis une chute tout aussi rapide de la glycémie.

Détecter l'hypoglycémie : quand consulter un médecin ?

En cas d'hypoglycémie, une prise en charge médicale est nécessaire si la glycémie chez les personnes diabétiques descend en dessous d'environ 70 mg/dl (3,9 mmol/l) et s'accompagne de symptômes tels que transpiration, tremblements ou faim. Des contrôles réguliers de la glycémie aident à repérer une sous-glycémie précocement.

Si vous n'êtes pas sûr d'être en situation d'hypoglycémie, consultez votre médecin de famille. Le diagnostic repose sur un entretien médical et éventuellement une analyse sanguine. En cas d'épisodes répétés, il est particulièrement pertinent de consulter : commencez par discuter avec votre médecin de famille, qui pourra vous orienter vers un diabétologue si nécessaire.

Comment éviter une hypoglycémie : conseils pratiques

  • Si vous êtes diabétique, veillez à laisser suffisamment de temps entre l'injection d'insuline et le repas afin de minimiser les variations glycémiques. Selon le type d'insuline utilisé, attendez entre 15 et 30 minutes. Parlez avec votre médecin des intervalles adaptés pour vous assurer d'un bon équilibre glycémique.
  • Évitez d'injecter de grandes quantités d'insuline en une seule fois. Des doses plus petites aident à prévenir des pics et chutes soudaines de glycémie.
  • Effectuez des contrôles réguliers. Testez votre sang pour reconnaître précocement la symptomatologie d'un état hypoglycémique. Utilisez du glucagon si nécessaire.
  • Réduisez l'insuline ou les médicaments lors d'efforts physiques. Prenez des repas riches en glucides avant l'exercice. Deux unités de pain (équivalents) avant l'entraînement peuvent aider à stabiliser la glycémie.
  • Pendant de longues séances sportives, buvez régulièrement des boissons isotoniques. Elles apportent des glucides et contribuent à maintenir une glycémie stable. Cela est utile aussi dans le traitement d'un insulinome ou d'un hyperinsulinisme.
  • Limitez votre consommation d'alcool, car l'alcool influence le pancréas et augmente le risque de réactions hypoglycémiques.
  • Faites-vous contrôler régulièrement par des examens pertinents pour détecter tôt d'éventuels syndromes.
  • Gardez toujours du sucre rapide à portée de main. Vous pourrez ainsi réagir rapidement en cas de sous-glycémie imminente.
  • Informez vos proches et collègues. Ils doivent savoir comment vous aider en cas d'hypoglycémie.
  • Clarifiez avec votre médecin la cause de l'hypoglycémie. Une thérapie adaptée peut aider à éviter les récidives.
  • Tenez un carnet de suivi du diabète. Documentez vos valeurs glycémiques afin d'identifier, avec votre médecin, les schémas et causes des hypoglycémies.
  • Surveillez votre glycémie plus fréquemment en cas de vomissements ou de diarrhée. Adaptez éventuellement votre dose d'insuline pour éviter les hypoglycémies.

L'hypoglycémie n'est pas seulement un défi pour les personnes diabétiques, elle peut aussi survenir dans d'autres contextes, par exemple en cas de certaines maladies ou d'une alimentation inappropriée. Pour minimiser les risques, il est important de connaître les symptômes et d'agir rapidement.