Le sucre n'est pas seulement le sucre de table courant (saccharose), il comprend également des sucres naturels tels que le sucre de fruit (fructose), le sucre de raisin (glucose) et le sucre du lait (lactose). Ces sucres sont utilisés dans une grande variété d'aliments, non seulement pour sucrer, mais aussi pour aromatiser, stabiliser et conserver.
La complexité du concept de sucre rend souvent difficile la détection du sucre dans les aliments transformés lors des courses. Un indice est que de nombreux sucres figurent sur la liste des ingrédients avec la Endung „-ose". Mais des appellations telles que poudre de lactosérum sucrée, différents sirops, concentrés de jus de fruits ou maltodextrine cachent aussi du sucre.
Le sucre n'est pas seulement le petit cristal sucré dans nos boissons, c'est un groupe varié de composés sucrés. Parmi les monosaccharides on trouve différents sucres comme le glucose, présent dans les fruits, les légumes et le miel et qui élève rapidement la glycémie. Le fructose, plus sucré que le sucre ordinaire et présent dans les baies, les fruits et le sucre de table, la galactose, composant du lactose dans les produits laitiers, et la tagatose, presque aussi sucrée que le sucre ordinaire mais non cariogène.
Parmi les disaccharides on trouve la maltose, qui résulte de la dégradation de l'amidon et est utilisée dans les boissons et produits de boulangerie. La lactose, qui se trouve naturellement dans le lait et les produits laitiers et est moins sucrée que le saccharose. Le saccharose (sucre de table), l'édulcorant le plus populaire, composé de glucose et de fructose, ainsi que l'isomaltulose, nouvellement autorisée dans l'UE et adaptée aux personnes diabétiques.
Autrefois considéré comme un plaisir sucré, le sucre est aujourd'hui associé à de nombreux risques pour la santé. Des recherches comparent même la dangerosité du sucre à celle de l'alcool et des cigarettes.
La consommation de sucre entraîne une augmentation de la glycémie, ce qui stimule le pancréas à sécréter de l'insuline. L'insuline transporte le sucre vers les cellules et accélère le stockage des graisses. À long terme, cela mène à une prise de poids, au surpoids ou même à l'obésité. Une sécrétion élevée d'insuline peut conduire à une résistance à l'insuline, entraînant une moindre utilisation des graisses et une glycémie élevée. Ce processus favorise le développement du diabète de type 2.
Le foie souffre également du sucre. L'excès de sucre est transformé en graisse, ce qui augmente le taux de triglycérides dans le sang et peut provoquer une stéatose hépatique non alcoolique. Dans les cas extrêmes, le sucre peut endommager le foie de manière similaire à l'alcool.
L'impact du sucre sur le métabolisme augmente le risque du syndrome métabolique, une combinaison de surpoids, de diabète, d'hypertension et de troubles du métabolisme des lipides. Ce syndrome constitue un facteur de risque majeur pour l'infarctus et l'accident vasculaire cérébral.
Des expériences ont montré qu'une consommation élevée de sucre augmente le risque de cancer. Chez l'humain, au moins un lien indirect avec le surpoids et certains cancers comme le cancer du sein a été démontré. Un lien éventuel entre la consommation de sucre et la maladie d'Alzheimer fait aussi débat. La recherche sur le sucre et ses effets sur la santé reste donc un sujet important.
Il y a quelques années, une banque suisse a commandé une vaste étude (« Sugar: Consumption at a crossroads »). Celle-ci a révélé que le sucre agit aussi sur le cerveau. Le sucre peut activer le centre de récompense cérébral et provoquer des sensations de bien-être, ce qui suggère des propriétés potentiellement addictives. Bien que la preuve chez l'humain fasse encore défaut, des études montrent que le sucre peut provoquer des réactions similaires à celles de drogues addictives. Cela pourrait expliquer pourquoi de nombreuses personnes ont des difficultés à réduire leur consommation de sucre.
La limite recommandée pour la consommation quotidienne de sucre est de 50 grammes, indépendamment du type de sucre. Les femmes dépassent en moyenne cette limite de 40 %, les hommes de 30 %. La consommation excessive de sucre chez les enfants et les adolescents est particulièrement préoccupante : ils consomment en moyenne 75 % de sucre en plus que recommandé. Les personnes atteintes de maladies inflammatoires chroniques devraient réduire leur consommation de sucre à 25 grammes par jour.


